A en croire les médias et nos grands Décideurs, la reprise serait au rendez-vous depuis la rentrée. A y regarder d’un peu plus près, à l’échelle de la filière métallurgie du bassin de Bourg-en-Bresse, il semble que cette communication relève davantage de la méthode Coué … ou pour le moins que cette reprise n’a pas encore irrigué notre industrie traditionnelle en Province.
En effet, MECABOURG réalise depuis le début de la crise, fin 2008, une veille mensuelle sur l’évolution des plans de charge et sur le dynamisme commercial (hors grandes entreprises). Cet outil de veille a rendu son verdict fin septembre et fin octobre : l’encéphalogramme est toujours plat avec un niveau d’activité moyen aux environs de - 30 %, un plan de charge moyen d’une durée d’un mois et des perspectives commerciales en berne.
En communiquant sur cette situation, les responsables de MECABOURG ne souhaitent pas être catastrophistes. Ils visent simplement à attirer l’attention de tous sur le paradoxe d’une “soit disant reprise” qui n’est pour l’instant nullement vécue sur le terrain par la plupart des entreprises locales. Par la même ils appellent tous les acteurs de l’environnement socio-économique (élus, administrations, salariés…) à maintenir l’état de vigilance et le soutien qui sont les leurs depuis le début de la crise.

Deux journalistes économistes Denis Bachelot et Pierre d’Ornano ont récemment publié l’ouvrage « Survivre à la crise : le groupement d’entreprises, une solution pour les PME ». Les auteurs ont mené une enquête de terrain pour connaître les modes de fonctionnement des organisations entrepreneuriales que sont les Pôles, Clusters et SPL, et identifier les modèles qui marchent. Les témoignages recueillis montrent que les 300 groupements d’entreprises recensés en France, impliquant 11 000 PME, sont une efficace réponse à crise mondiale et aux menaces qu’elle fait peser sur les entreprises françaises. Leur histoire démontre que pour de nombreux secteurs d’activité, « avancer en meute » permet d’accroitre les chances de succès. Par ailleurs, les témoignages recueillis révèlent que les groupements d’entreprises contribuent à maintenir le tissu industriel français et à défendre nos emplois. Cette enquête redonne toute sa place à l’entrepreneur en tant qu’acteur central de la croissance. Jean-Marie Rouillier, Président de France Clusters (CDIF) et plusieurs membres du réseau national des clusters français ont largement contribué à la construction de cet ouvrage par leurs témoignages et leur regard critique sur les facteurs clés de succès des pôles et clusters au bénéfice des PME.